Calendrier sauvage

Découvrir des plantes sauvages au fil des mois et des saisons, reconnecter avec son territoire et son environnement, telle est la vocation de ce calendrier.

Juin

🌲Achillée millefeuille🌲

Illustration botanique : achillée millefeuille par melika illustration

Une de mes fleurs préférée pour son odeur, ses multiples usages et ses effets !

On la voit apparaître assez rapidement au printemps. Pendant longtemps elle reste proche du sol, se cache dans le gazon où les prairies. On reconnais vite ses feuilles à leur finesse. Chaque feuille est divisée en plein de petites feuilles ce qui lui vaut son nom. Celles ci peuvent être mangées en salade lorsqu’elles sont jeunes et plus tard, lorsqu’un peu plus coriaces, cuisinées dans n’importe quel plat.

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Lorsqu’elle fleurit, elle mesure 30 à 70cm de haut. Les fleurs médicinales sont blanches et certaines variétés ornementales sont rouge ou rose. Les fleurs [médicinales] se préparent en décoctions, fraîches ou séchées, et sont, entre autre, un excellent remèdes aux maux de têtes ou aux douleurs de menstruations. Le goût est un peu amer et c’est pourquoi certains la mélange avec d’autres plantes au goût plus sucré.

Elles poussent en plein soleil et dans un sol sec, leur floraison est estival. À val David, elle fleurissent dès la fin juin dans les places les plus chaudes et ensoleillées. Les fleurs sont aussi nectarifères et donc très appréciées des pollinisateurs, assurez vous de leur en laisser !

Attention de ne pas les confondre avec des apiacées (ombellifères) toxiques.

🌲CONIFÈRES🌲

Différencier les pousses des conifères par Mélika Illustration

Il y a beaucoup de choses à grignoter en juin dans notre belle nature. Comme il faut bien choisir… Dans les Laurentides, nous avons la chance d’être entouré de mouches noires euh je veux dire, de conifères…

Presque toutes les pousses de conifères sont comestibles sauf celles de l’If qui est toxique (faites bien attention, voir une description plus bas). On les distingue facilement dans le paysage, ce sont les petites pousses vertes clair qui sortent au printemps (fin mai). Avec un goût plus ou moins citronné ou résineux, les pousses offrent une belle variété de de saveurs printanières.

Cette année, je voulais approfondir un peu mes connaissances de leur particularités gustatives. Voici quelques bases pour que vous puissiez en faire de même. En d’autres termes, différencier pour mieux goûter (ou pas dans le cas de l‘If du Canada) :

Le sapin

Illustration pousse de sapin par MelikaIllustration

Les aiguilles matures sont plates et douces et se terminent en 2 petits pics. Les jeunes pousses sont emballées d’une petite pellicule avant de de tomber assez rapidement. Elles ont un bon goût citronnés et une senteur de magie !
On peut les manger cru (lorsqu’elles sont très jeunes), les conserver au frigo, les prépaprer en gelés, sirop, lactofermentées et bien sûre, en tisanes…


L’épinette

Illustration pousse d’épinette par MelikaIllustration

On la confond souvent avec le sapin. La clef ultime : les aiguilles sont rondes et peuvent donc rouler entre les doigts, elle se termine en une pointe. Comme pour le sapin, les jeunes pousses restent emballées par une petite pellicules lorsqu’elles apparaissent, jusqu’à ce que celle-ci tombe. On connaît bien la bière d’épinette mais les pousses peuvent aussi être utilisées de la même manière que le sapin Beaumier.

Les pins

Illustration pousse de pin blanc par MelikaIllustration

Très facilement reconnaissables les pins ont des aiguilles plus fines, longues et qui poussent en grappe de 2(pin rouge), 5(pins blanc) ou 3 ( pin gris). Les pousses sont très différentes de celles des conifères, il n’y a pas d’aiguilles dessus, il s’agit de la pousse de la future branche.

On peut manger la pousse directement ou bien la faire macérer dans du sucre pour extraire le goût naturel et résineux du pin. Si ça vous tente : 2 part de pin – 1 part de sucre, laisser macérer et secouer de temps en temps…donnez m’en des nouvelles !


La pruche

Illustration pousse de pruche par MelikaIllustration

Des aiguilles plates, elle ressemble un peu à l’if mais le dessous des aiguilles est plutôt blanc. Les pousses sont beaucoup plus petites que les autres variétés et donc plus long à cueillir. Leur goût est un peu moins raffiné que celui des autres conifères. Par contre les bébés cônes sont sucrées et plein de saveurs.

❗️Attention à l’if du Canada qui est une variété toxique mais facilement reconnaissable car elle n’a pas de tronc, c’est une variété rampante. L’aiguille se termine en pointe et le vert est le même sur le dessus ou le dessous.

Attention également à ne pas trop cueillir sur le même arbre pour ne pas trop l’affaiblir.

Soyez créatifs !

MAI

🌼PISSENLIT🌼

Illustration botanique de pissenlit par mélika illustration

Un grand classique que vous connaissez sûrement déjà si vous vous intéressez au plantes sauvages mais je vous le présente quand même rapidement :

Très répandue, le pissenlit ou Dent de Lion se récolte principalement au mois de Mai.

On mange les jeunes feuilles crues en salade (après, on peut les récolter mais elles deviennent plus amères) ainsi que la racine qui peut être mangée cru mais qui est meilleure bouillie rapidement puis revenue à la poêle.
La racine est connue pour purifier le sang et pour ses vertues diurétiques entre autres propriétés médicinales.

🌳FAINES DE HÊTRE 🌳

À l’intérieur de cette petite boule piquante, le hêtre dissimule des semences, de petites noix délicieuse que vous pourrez consommer lors de leur tombée à l’automne ou bien au printemps, germées une fois la neige fondue.

Avec un petit goût de noisettes, ses petites noix sont délicieuses et feront de parfaites petites collation forestière.

Reconnaître le hêtre : au printemps, avant que les feuilles n’apparaissent, il n’est pas toujours facile de bien identifier les arbres. Pour le hêtre c’est facile, son tronc est gris, lisse et parfois moucheté. Les faines se retrouvent facilement à ses pieds et en grande quantité.

Évidemment lors de la récolte, on en laisse une partie aux habitants de la forêt. Je doute de toute façon que vous aillez la patience de toute les débusquer !

Bonne dégustation !

🌼 Érythrone du Canada 🌼

Illustration Érythrone du Canada par Mélika Illustration

Précieuses premières fleurs printanières… Parmis elles, l’Erythrone d’Amérique une belle petite fleur comestible que l’on appel aussi Tiger Lili à cause des motifs sur ses feuilles.

Goûteuse et délicate, on la consomme cru, dans des salades. Lorsqu’on la cueille, on garde en tête la notion de PARCIMONIE en ne prélevant que quelques spécimens par talle (gros max 1/3 de la talle).

Elle est considéré dans La Flore Laurentienne comme étant une plante écologiquement parfaite puisqu’elle tapisse l’ensemble du Canada. Il faut cependant au moins 4 ans aux bulbes avant de produire une fleur. Entre temps elle multiplie des bulbes et continue de se répandre. Ayant besoin de pleine lumière, on la retrouve dans des espaces dégagés.

Autour de Montréal, elle fleurit autour du 1er mai et dans les hautes Laurentides, environ 1 à 2 semaines plus tard. Fin juin, feuilles et fruits ont disparus,

à l’année prochaine…!

🌿TÊTES DE VIOLON🌿

Appelé 🌿TETE DE VIOLON🌿 ou Fougère à l’autruche, il s’agit d’une variété de fougère comestible. On mange juste les crosses, avant qu’elles ne se déroulent. Au Québec on les récolte fin avril-début mai.

Comme c’est la seule au Québec qui est comestible, il est important de bien l’identifier. Elle n’a pas de taches, pas de poil et sa tige forme un V lorsqu’on la coupe transversalement.

Une ressource donc locale, sauvage, comestible mais… fragile ! Il faut la cueillir avec soin autrement on risque d’épuiser la ressource (comme cela s’est passé avec l’ail des bois). Pas plus de 1 ou 2 têtes par plant afin de lui laisser la possibilité de s’épanouir pleinement. De même, on évite de cueillir les plants qui sont tout mince. Cela signifie qu’ils ne sont pas assez matures et qu’ils auraient donc besoin de plusieurs années avant de pouvoir subir des cueillettes.
La cueillette commerciale a un impact assez drastique sur les tailles de têtes de violons au fil des années. Si vous en achetez quand même, posez des questions et assurez vous que la plante a été cueilli avec parcimonie. 

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🍽 On les déguste revenue dans la poêle avec de l’ail après les avoir fait blanchir rapidement (ne pas les laisser bouillir longtemps car elle perdent de leur croquant). Il est essentiel de la faire blanchir pour retirer les tanins sans quoi elle serait toxique. 

AVRIL

Illustration de Fleurs de tussilage

🌼 TUSSILAGE 🌼

Souvent confondues avec les fleurs de pissenlit, le tussilage est pourtant assez different.
Bien que les deux fleurs soient jaunes, comestibles, de la famille des asteraées et parmi les premières s’épanouir avec la venue du printemps, le tussilage apparaît un peu avant le pissenlit.
On la reconnais bien à ses tiges qui comportent des petites écailles violacées et, par la suite, à ses feuilles qui, sous forme végétatives ont vaguement la forme d’un sabot d’âne. On l’appel d’ailleurs « pas d’âne », très différentes de celles du pissenlit.
🌼 En la cueillant assez tôt (tout juste ouverte) on peut manger la fleur crue ou revenue dans l’huile à la poêle. C’est aussi une plante médicinale utilisée, entre autre, en infusion contre la toux.

À consommer avec modération cependant car elle contient des alcaloïdes.
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La fleur, assez répandu est malheureusement souvent considérée comme une mauvaise herbe. Malheureusement car elle permet aux abeilles de se restaurer à la sortie de leur long hivers québécois, youpi!

N’oubliez pas de leur en laisser en cueillant maximum 1/3 de la taille  🌼  🐝