Calendrier sauvage

Découvrir des plantes sauvages au fil des mois et des saisons, reconnecter avec son territoire et son environnement, telle est la vocation de ce calendrier.

Novembre

🌿bardane🌿

Arctium lappa est une plante bi-annuelle qu’il est bon de récolter dès sa première année. En effet, en année 1 elle gorge ses racines d’énergie qu’elle puisera en année 2 pour produire fleurs et semences. Puisque c’est la racine qui nous intéresse, c’est en année 1 qu’on en profitera le plus.

Illustration de plant de bardane et sa racine par mélika illustration

On peut la récolter en automne ou tôt au printemps. Idéalement, N’attendez pas que le sol soit trop gelé et recouvert de neige (automne) ou pas encore dégelé (printemps) car elle sera plus difficile à débusquer. Pour cela, armez vous d’une bonne pelle et creusez car la racine peut être enfoncée très profondément ! 💪

Comme bien d’autres elle est souvent considérée comme une mauvaise herbe. C’est vrai qu’elle se re-sème assez facilement. Ses semences emprisonnées dans de petites boules piquantes en ont d’ailleurs amusé plus d’un.e (moi particulièrement) ! Ces petites boules piquantes permettent à ses dernières de s’accrocher sur un animal ou un humain qui passerait par là, et ainsi de disséminer leurs semences encore plus loin que le vent ne saurait peut être le faire. Toutes les personnes qui ont un chien ont probablement déjà goûté à l’expérience : le plaisir de chercher à les arracher des poils après une séance de jeux à l’extérieur. 😬

🍽

La racine de bardane gagne vraiment à être connue car c’est une ressource assez abondante. Elle est d’ailleurs beaucoup plus consommée en Chine. Très parfumée, avec un petit goût noisette comme les topinambours, je la mange souvent en frites, en rondelles ou en spaghettis, revenues à la poêle.

Il semblerait que les très jeunes feuilles se mangent également mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’y goûter. À suivre donc ce printemps…

☕️

Coupée en petit morceaux puis séchée, elle est également utilisée en décoction ou en infusion pour de multiples usages comme lutter contre l’eczéma, l’acné et même stimuler les contractions utérines lors d’un accouchement. La teinture de bardane, elle, est utilisée traditionnellement pour purifier le sang, pour soulager les douleurs rhumatismales et comme diurétique.

Octobre

☘️la savoyane☘️

Typiquement nord américaine, la savoyanne est utilisée depuis très longtemps. Il s’agit d’avantage d’une plante médicinale que comestible mais peut aussi être utilisée pour son amertume dans la confection de « bitters », pour les cocktails et les gin tonic – par exemple 🤪. Je vous la présente car ses propriétés médicinales sont en lien avec le système digestif.

Elle est discrète et délicate. On récolte ses racines qui sont d’un jaune doré magnifique. On en prélève avec parcimonie car c’est une plante assez fragile. Pour la repérer, on prête attention à ses feuilles qui ressemblent un peu à celle d’un fraisier mais en plus petites. Présente principalement dans les sous bois, on la trouve généralement sur un lit de mousse. De charmantes petites fleurs blanches peuvent être présentes mais ce sera surtout en creusant un peu et en découvrant ses racines jaunes que l’on sera certain.e de l’avoir bien identifié. Une fois repérée, on dégage la mousse, on creuse avec les doigts pour tomber sur ses petits filaments d’or, on en prélève un peu, pas plus d’1/3 puis on referme le trou et on replace la mousse.

Elle sera ensuite utilisée de façon médicinale pour calmer les ulcères et autres problèmes qu’on peut avoir à la bouche: ulcères, aphtes, saignements, douleurs, inflammation des gencives. Pour cela il suffira de la mâchouiller puis d’avaler ou de recracher. Attention, il faut aimer l’amertume ! On peut également en faire ou en acheter sous forme de teinture et aura un impact positif sur le système digestif en cas d’indigestion, de douleur gastrique, d’ulcère gastrique, de gastroentérite, de diarrhée.

Je vous laisse vous renseigner sur la posologie en cas de besoins.

Septembre

🌿Plantain majeur🌿

Le plantain est une herbacée vivace très répandue dans le monde et est souvent considérée, comme bien d’autres, comme une mauvaise herbe… 

Le plantain est une herbacée vivace très répandue dans le monde et est souvent considérée, comme bien d’autres, comme une mauvaise herbe… 

L’avantage pour nous qui nous y intéressons c’est qu’on la retrouve un peu partout ! Et particulièrement dans les sols compactés (piétinés).

Illustration d’un plant de plantain

🍴Comestible

🌱Au printemps on récolte les jeunes feuilles tendre que l’on peu manger crues en salade. Elles sont connues pour avoir un léger goût de champignon ce qui peut être particulièrement apprécié ! Plus tard dans la saison les feuilles restent comestibles mais sont un peu plus coriaces. Il est donc conseillé de les hacher (pour couper la fibre) et de les cuire légèrement avant de les intégrer à n’importe quel plat ! 

Pssst, en plus c’est une plante riche en minéraux (calcium, sodium, fer). 😉

🌾Après, à partir de la fin août, on mange les fruits, semences ou graines dans un mélange de grains ou de céréales habituels (orge, quinoa, chanvre..). Elles ont un petit goût de noisette et sont légèrement mucilagineuses. Un pied de plantain peut donner 10000 graines par an ce qui n’est pas négligeable ! (Si on veut les conserver, mieux vaut s’assurer qu’elles soient bien sèches).

🤪 Attention, le mucilage contenu dans les graines est un laxatif, n’en abusez donc pas.

Ne le gaspiller pas non plus, les oiseaux aussi en raffolent, on peut donc aussi choisir de garder les semences pour nos amis à plumes en hiver.

🌡Côté pharmacie 

Le plantain est aussi très utilisé depuis l’Antiquité -et peut être même avant (!)- pour soigner les inflammations de la peau (piqures, brûlures…), pour soigner les allergies, rhumes et sinusites, infections urinaires. Les remèdes sont fait à partir des feuilles et des racines.

Pour la peau, le blog des trapeuses vous offre d’ailleurs une super recette pour confectionner votre propre onguent à partir des feuilles.

Bonnes récoltes !

Août

🌿Sumac Vinaigrier🌿

En aout, le choix des comestibles ne manque pas. L’Abondance de fruits et légumes est telle qu’on a moins tendance à se tourner vers les plantes sauvages. Pourtant, au delà de la multitudes de fleurs que l’on peut trouver pour décorer nos salades, c’est aussi le début de la belle époque des champignons et…du sumac vinaigrier un arbuste indigène du Québec, impossible à manquer !
Très facile à reconnaître, le sumac devient superbe en automne avec ses feuilles qui tournent au rouge et participent à teindre le paysage. En aout ses fleurs se sont transformées en fruits qui ont l’air de gros popsicles, vous en avez déjà vu c’est certain. Ce sont donc ces fruits que l’on peut consommer.

🍹 La sumacade

Une super boisson réalisée grâce au fruit du sumac.
Comment faire ? C’est très simple :

– Attendre que les fruits soient bien mûrs : bien rouge et acidulés mais ne pas trop attendre car les pluies ont tendance à en réduire le parfum (le timing c’est la clé),

– Récolter les fruits et les faire infuser : soit 24h dans l’eau froide, soit, 1h dans l’eau chaude (environ 85 degrés)

– Filtrer et consommer frais en appréciant le petit goût acidulé

Les fruits que vous laisserez persisteront jusqu’en hiver et feront le plaisir des oiseaux, veillez donc, comme toujours à partager 🙂

Juillet

🌸 Asclépiade 🌸

Illustration de la plante d’asclepiade, l’ouverture de la fleur

Pleine de paradoxe et souvent considérée comme une « mauvaise herbe » l’asclépiade et ses multiples caractéristiques gagne pourtant à être connue.

🐛 Plante hôte 🐛

Illustration de la sortie de cocon du papillon monarque

Si l’on vous dit asclepiade vous pensez…? Papillon monarque certainement ! En effet, ces deux là vont de pair puisque c’est la plante privilégiée par la chenille du papillon monarque pour son développement. On l’appelle une plante hôte car elle constitue l’unique source de nourriture de la chenille du monarque. Cette dernière mange les feuilles jusqu’à ce qu’elle soit prête à confectionner son cocon puis à partir voler de ces propres ailes. Le monarque dépend donc de la plante pour son développement et tire de ce régime alimentaire la toxicité qu’il dégage pour ses potentiels prédateurs lorsqu’il se transforme en papillon.

Comme bien des espèces, le papillon monarque est actuellement très fragilisé par la perte d’habitat c’est à dire qu’il trouve de moins en moins de plantes hôtes (d’asclepiades) pour y pondre les œufs qui deviendront chenilles, et de moins en moins de fleurs gorgées de nectar pour le ravitailler une fois devenus papillon. Je vous laisse explorer d’avantage si vous souhaitez en apprendre plus sur ce papillon, une espèce voyageuse fascinante.

🍽 Plante comestible 🍽

Revenons à l’asclepiade, plante indigène d’Amérique du Nord qui, pour nous humains, est comestible : on mange les pousses (tige et jeunes feuilles), les boutons floraux avant qu’ils ne s’ouvrent (genre de brocolis) ou encore les fruits lorsque qu’ils sont jeunes : 1-2’’ de long. Un article décris assez bien (en anglais) comment choisir et apprêter les fruits ou les légumes (?) d’asclépiade.
Lorsqu’on les prélève jeunes, clés jeunes pousses repoussent et laisseront donc de quoi se nourrir aux potentiels œufs et chenilles qui s’y verront installées. J’aurais pu vous la présenter en juin car elle commence à être comestible dès ses premières pousses mais c’est en juillet qu’elle est la plus belle, la plus facile à reconnaître avec ses fleurs roses qui explosent !

J’ai même trouvé une recette de sirop de fleur que j’ai hâte d’essayer !

❗️Plante toxique ❗️

Si elles sont comestibles, elles présentent cependant un risque de toxicité et donc il est très important de ne pas en abuser. On ne dépasse donc pas une tasse et l’on blanchit les parties comestibles avant de les faire revenir à la poêle. En savoir plus

🙏 Plante chaleureuse 🙏

Illustration de l’envolée de semences de la plante d’asclépiade

Une autre propriété fascinante de l’asclépiade, c’est sa fibre, ou plutôt la soie produite à l’intérieur du fruit pour permettre aux graines de se disséminer. En effet, celle ci pourrait être utilisé pour les vêtements pour ses propriétés : chaude (plus chaude que la plume d’oie), absorbante, imperméable et qui ne se tasse pas! La cueillette de cette soie n’affecte pas la plante puisque c’est le fruit qui est cueilli et offre donc une soie chaude sans souffrance animal ou dérivé d’hydrocarbures. En savoir plus

🌿

Au Québec on retrouve les asclepiades dans les espaces ouverts et ensoleillés, les bords de routes, prairies et terrains vagues en ville. Souvent considérée comme une mauvaise herbe, elle pousse facilement dans des sols pauvres. Pour vérifier qu’il s’agit de la bonne plante, il est facile de tordre légèrement une feuille pour constater qu’elle est rempli d’un liquide blanc un peu laiteux. On l’appel d’ailleurs milkweed en anglais.

Il est aussi possible d’en trouver sur certains marchés ou, déjà transformée dans des boutiques spécialisées en produits sauvages.

🌿

Juin

🌲Achillée millefeuille🌲

Illustration botanique : achillée millefeuille par melika illustration

Une de mes fleurs préférée pour son odeur, ses multiples usages et ses effets !

On la voit apparaître assez rapidement au printemps. Pendant longtemps elle reste proche du sol, se cache dans le gazon où les prairies. On reconnais vite ses feuilles à leur finesse. Chaque feuille est divisée en plein de petites feuilles ce qui lui vaut son nom. Celles ci peuvent être mangées en salade lorsqu’elles sont jeunes et plus tard, lorsqu’un peu plus coriaces, cuisinées dans n’importe quel plat.

🌸

Lorsqu’elle fleurit, elle mesure 30 à 70cm de haut. Les fleurs médicinales sont blanches et certaines variétés ornementales sont rouge ou rose. Les fleurs [médicinales] se préparent en décoctions, fraîches ou séchées, et sont, entre autre, un excellent remèdes aux maux de têtes ou aux douleurs de menstruations. Le goût est un peu amer et c’est pourquoi certains la mélange avec d’autres plantes au goût plus sucré.

Elles poussent en plein soleil et dans un sol sec, leur floraison est estival. À val David, elle fleurissent dès la fin juin dans les places les plus chaudes et ensoleillées. Les fleurs sont aussi nectarifères et donc très appréciées des pollinisateurs, assurez vous de leur en laisser !

Attention de ne pas les confondre avec des apiacées (ombellifères) toxiques.

🌲CONIFÈRES🌲

Différencier les pousses des conifères par Mélika Illustration

Il y a beaucoup de choses à grignoter en juin dans notre belle nature. Comme il faut bien choisir… Dans les Laurentides, nous avons la chance d’être entouré de mouches noires euh je veux dire, de conifères…

Presque toutes les pousses de conifères sont comestibles sauf celles de l’If qui est toxique (faites bien attention, voir une description plus bas). On les distingue facilement dans le paysage, ce sont les petites pousses vertes clair qui sortent au printemps (fin mai). Avec un goût plus ou moins citronné ou résineux, les pousses offrent une belle variété de de saveurs printanières.

Cette année, je voulais approfondir un peu mes connaissances de leur particularités gustatives. Voici quelques bases pour que vous puissiez en faire de même. En d’autres termes, différencier pour mieux goûter (ou pas dans le cas de l‘If du Canada) :

Le sapin

Illustration pousse de sapin par MelikaIllustration

Les aiguilles matures sont plates et douces et se terminent en 2 petits pics. Les jeunes pousses sont emballées d’une petite pellicule avant de de tomber assez rapidement. Elles ont un bon goût citronnés et une senteur de magie !
On peut les manger cru (lorsqu’elles sont très jeunes), les conserver au frigo, les prépaprer en gelés, sirop, lactofermentées et bien sûre, en tisanes…


L’épinette

Illustration pousse d’épinette par MelikaIllustration

On la confond souvent avec le sapin. La clef ultime : les aiguilles sont rondes et peuvent donc rouler entre les doigts, elle se termine en une pointe. Comme pour le sapin, les jeunes pousses restent emballées par une petite pellicules lorsqu’elles apparaissent, jusqu’à ce que celle-ci tombe. On connaît bien la bière d’épinette mais les pousses peuvent aussi être utilisées de la même manière que le sapin Beaumier.

Les pins

Illustration pousse de pin blanc par MelikaIllustration

Très facilement reconnaissables les pins ont des aiguilles plus fines, longues et qui poussent en grappe de 2(pin rouge), 5(pins blanc) ou 3 ( pin gris). Les pousses sont très différentes de celles des conifères, il n’y a pas d’aiguilles dessus, il s’agit de la pousse de la future branche.

On peut manger la pousse directement ou bien la faire macérer dans du sucre pour extraire le goût naturel et résineux du pin. Si ça vous tente : 2 part de pin – 1 part de sucre, laisser macérer et secouer de temps en temps…donnez m’en des nouvelles !


La pruche

Illustration pousse de pruche par MelikaIllustration

Des aiguilles plates, elle ressemble un peu à l’if mais le dessous des aiguilles est plutôt blanc. Les pousses sont beaucoup plus petites que les autres variétés et donc plus long à cueillir. Leur goût est un peu moins raffiné que celui des autres conifères. Par contre les bébés cônes sont sucrées et plein de saveurs.

❗️Attention à l’if du Canada qui est une variété toxique mais facilement reconnaissable car elle n’a pas de tronc, c’est une variété rampante. L’aiguille se termine en pointe et le vert est le même sur le dessus ou le dessous.

Attention également à ne pas trop cueillir sur le même arbre pour ne pas trop l’affaiblir.

Soyez créatifs !

MAI

🌼PISSENLIT🌼

Illustration botanique de pissenlit par mélika illustration

Un grand classique que vous connaissez sûrement déjà si vous vous intéressez au plantes sauvages mais je vous le présente quand même rapidement :

Très répandue, le pissenlit ou Dent de Lion se récolte principalement au mois de Mai.

On mange les jeunes feuilles crues en salade (après, on peut les récolter mais elles deviennent plus amères) ainsi que la racine qui peut être mangée cru mais qui est meilleure bouillie rapidement puis revenue à la poêle.
La racine est connue pour purifier le sang et pour ses vertues diurétiques entre autres propriétés médicinales.

🌳FAINES DE HÊTRE 🌳

À l’intérieur de cette petite boule piquante, le hêtre dissimule des semences, de petites noix délicieuse que vous pourrez consommer lors de leur tombée à l’automne ou bien au printemps, germées une fois la neige fondue.

Avec un petit goût de noisettes, ses petites noix sont délicieuses et feront de parfaites petites collation forestière.

Reconnaître le hêtre : au printemps, avant que les feuilles n’apparaissent, il n’est pas toujours facile de bien identifier les arbres. Pour le hêtre c’est facile, son tronc est gris, lisse et parfois moucheté. Les faines se retrouvent facilement à ses pieds et en grande quantité.

Évidemment lors de la récolte, on en laisse une partie aux habitants de la forêt. Je doute de toute façon que vous aillez la patience de toute les débusquer !

Bonne dégustation !

🌼 Érythrone du Canada 🌼

Illustration Érythrone du Canada par Mélika Illustration

Précieuses premières fleurs printanières… Parmis elles, l’Erythrone d’Amérique une belle petite fleur comestible que l’on appel aussi Tiger Lili à cause des motifs sur ses feuilles.

Goûteuse et délicate, on la consomme cru, dans des salades. Lorsqu’on la cueille, on garde en tête la notion de PARCIMONIE en ne prélevant que quelques spécimens par talle (gros max 1/3 de la talle).

Elle est considéré dans La Flore Laurentienne comme étant une plante écologiquement parfaite puisqu’elle tapisse l’ensemble du Canada. Il faut cependant au moins 4 ans aux bulbes avant de produire une fleur. Entre temps elle multiplie des bulbes et continue de se répandre. Ayant besoin de pleine lumière, on la retrouve dans des espaces dégagés.

Autour de Montréal, elle fleurit autour du 1er mai et dans les hautes Laurentides, environ 1 à 2 semaines plus tard. Fin juin, feuilles et fruits ont disparus,

à l’année prochaine…!

🌿TÊTES DE VIOLON🌿

Appelé 🌿TETE DE VIOLON🌿 ou Fougère à l’autruche, il s’agit d’une variété de fougère comestible. On mange juste les crosses, avant qu’elles ne se déroulent. Au Québec on les récolte fin avril-début mai.

Comme c’est la seule au Québec qui est comestible, il est important de bien l’identifier. Elle n’a pas de taches, pas de poil et sa tige forme un V lorsqu’on la coupe transversalement.

Une ressource donc locale, sauvage, comestible mais… fragile ! Il faut la cueillir avec soin autrement on risque d’épuiser la ressource (comme cela s’est passé avec l’ail des bois). Pas plus de 1 ou 2 têtes par plant afin de lui laisser la possibilité de s’épanouir pleinement. De même, on évite de cueillir les plants qui sont tout mince. Cela signifie qu’ils ne sont pas assez matures et qu’ils auraient donc besoin de plusieurs années avant de pouvoir subir des cueillettes.
La cueillette commerciale a un impact assez drastique sur les tailles de têtes de violons au fil des années. Si vous en achetez quand même, posez des questions et assurez vous que la plante a été cueilli avec parcimonie. 

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🍽 On les déguste revenue dans la poêle avec de l’ail après les avoir fait blanchir rapidement (ne pas les laisser bouillir longtemps car elle perdent de leur croquant). Il est essentiel de la faire blanchir pour retirer les tanins sans quoi elle serait toxique. 

AVRIL

Illustration de Fleurs de tussilage

🌼 TUSSILAGE 🌼

Souvent confondues avec les fleurs de pissenlit, le tussilage est pourtant assez different.
Bien que les deux fleurs soient jaunes, comestibles, de la famille des asteraées et parmi les premières s’épanouir avec la venue du printemps, le tussilage apparaît un peu avant le pissenlit.
On la reconnais bien à ses tiges qui comportent des petites écailles violacées et, par la suite, à ses feuilles qui, sous forme végétatives ont vaguement la forme d’un sabot d’âne. On l’appel d’ailleurs « pas d’âne », très différentes de celles du pissenlit.
🌼 En la cueillant assez tôt (tout juste ouverte) on peut manger la fleur crue ou revenue dans l’huile à la poêle. C’est aussi une plante médicinale utilisée, entre autre, en infusion contre la toux.

À consommer avec modération cependant car elle contient des alcaloïdes.
🌼

La fleur, assez répandu est malheureusement souvent considérée comme une mauvaise herbe. Malheureusement car elle permet aux abeilles de se restaurer à la sortie de leur long hivers québécois, youpi!

N’oubliez pas de leur en laisser en cueillant maximum 1/3 de la taille  🌼  🐝